Scénario et dessin : Hako Ichiiro
Bride of the Death God (Shinigami no Hanayome: Yomei 7-nichi kara no Koufuku) est un manga toujours en cours de parution au Japon et qui a connu trois tomes à ce jour aux éditions Square-Enix. Alors qu'il ne lui restait que sept jours à vivre, le dieu qui lui apporta enfin le bonheur était la Mort. « Tu mourras dans sept jours », dit la Mort en apparaissant devant une jeune fille atteinte d'une maladie incurable. Il s'attendait à ce qu'elle pleure et implore grâce comme à son habitude, mais la jeune fille se contenta de sourire et de dire : « Vous êtes venu me l'annoncer ? Quelle gentillesse ! ». Voici l'histoire d'un amour éternel, même dans la mort, entre une Mort dont l'existence est enfin reconnue et une jeune fille dont l'existence n'a jamais été reconnue par personne.
« Je veux être une belle mariée ! » « Je veux pouvoir me remémorer ma vie et tout ce que j'ai vécu et être heureuse. C'est tout ce que je veux ! » Ce manga raconte l'histoire d'un Faucheur qui aime son travail. Il aime voir les gens supplier, désespérés, au bord de la mort. Mais une âme refuse de lui accorder cette satisfaction. Une jeune fille atteinte d'une maladie extraordinaire est heureuse de le voir. Elle lui sourit. Des fleurs éclosent sur tout son corps, ce qui explique son ostracisme. Elle n'a qu'un seul souhait : devenir une belle mariée. Aïbi est une héroïne marquée par la solitude. Abandonnée par son père, délaissée par sa mère, mise à l’écart par ses amis, elle vit déjà dans une forme d’effacement. La mort n’inspire pas la peur attendue. Ce qui la trouble, en revanche, c’est cette présence face à elle. Dans le regard du Faucheur, elle devine une douceur presque imperceptible, une humanité enfouie qu’il semble lui-même avoir oubliée. Et contre toute attente, cela l’apaise.Mais le récit ne se limite pas à cette relation naissante. Il soulève des questions qui restent en suspens : Quelle est cette étrange maladie qui fait éclore des fleurs sur son corps ? Est-ce vraiment une maladie… ou une malédiction ? Si malédiction il y a, qui l’a lancée — et pourquoi ? Et ce lien invisible qui semble unir Aïbi au Faucheur… est-il né de leur rencontre ou leurs âmes se sont-elles déjà croisées dans une vie antérieure ? Ce que l'on apprécie plus que tout, c’est le trouble du Faucheur. Lui qui ne se souvient plus de qui il est, uniquement de son rôle à accomplir, commence à vaciller. Au contact d’Aïbi, une douleur fulgurante le traverse, comme un souvenir prêt à briser l’oubli. On devine qu’un secret plus vaste se dessine derrière cette rencontre. Leur relation s’installe dans la retenue : des silences, des regards, des émotions contenues. Ce n’est pas une romance flamboyante, mais un attachement fragile qui se tisse dans l’ombre, au milieu des menaces qui entourent Aïbi. Une tension douce, presque inquiétante, qui donne envie de rester aux côtés de ces personnages pour percer leurs mystères. Attendez-vous à des expressions intenses et à un style graphique très sombre. Bien qu'il s'agisse d'un manga romantique, la mort est omniprésente. Les combats sont inévitables. Nous sommes néanmoins surprie par tout ce qui s'est déjà produit, car ce tome devait également présenter les personnages et leurs histoires. Une histoire qui questionne le destin, la mémoire et les liens invisibles, qui ne laisse pas indifférent et donne irrésistiblement envie de poursuivre l’aventure.
VERDICT
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Bride of the Death God est en fait d'un manga shojo au rythme soutenu, qui ne dévoile au départ que quelques éléments de l'intrigue. Nous sommes curieux de voir la suite, d'autant plus que nous avons déjà repéré un autre Shinigami (Faucheur) sur la couverture du tome 2 japonais !